# Comment éviter les frais bancaires à l’étranger ? Astuces pratiques
Les vacances à l’étranger ou les déplacements professionnels internationaux représentent des moments attendus avec impatience. Pourtant, une fois sur place, la réalité financière peut rapidement venir assombrir le tableau : les frais bancaires liés aux opérations internationales peuvent représenter plusieurs dizaines, voire centaines d’euros selon la durée du séjour. Selon les dernières études, un voyageur français dépense en moyenne entre 40 et 80 euros de frais bancaires lors d’un séjour de deux semaines hors zone euro. Ces coûts cachés grèvent considérablement le budget voyage et méritent une attention particulière. La bonne nouvelle ? Des solutions existent pour réduire drastiquement, voire éliminer complètement ces frais superflus. Entre les nouvelles néobanques, les cartes internationales spécialisées et quelques stratégies simples à mettre en œuvre, il devient possible de voyager sereinement sans voir son compte bancaire fondre à chaque transaction.
## Comprendre les différents types de frais bancaires internationaux
Avant de pouvoir optimiser ses dépenses à l’étranger, il convient de bien identifier les différents types de frais bancaires qui peuvent s’appliquer. Les établissements financiers traditionnels appliquent généralement plusieurs catégories de frais lors des opérations internationales, et leur cumul peut rapidement alourdir la facture. Cette compréhension constitue la première étape indispensable pour élaborer une stratégie d’optimisation efficace.
### Commissions de change sur devises étrangères et taux de conversion
Lorsque vous effectuez une transaction dans une devise autre que l’euro, votre banque applique un taux de conversion pour transformer le montant dans votre monnaie de référence. Le problème réside dans le fait que ce taux est rarement le taux interbancaire réel, celui que les banques utilisent entre elles. Les établissements traditionnels y ajoutent généralement une marge comprise entre 1,5% et 3%, représentant un bénéfice caché sur chaque opération.
Par exemple, si le taux interbancaire EUR/USD s’établit à 1,10, votre banque peut appliquer un taux de 1,07 ou 1,08, récupérant ainsi la différence. Sur un achat de 500 dollars, cette marge représente entre 7 et 14 euros de frais invisibles. Ces commissions s’appliquent aussi bien aux paiements par carte qu’aux retraits d’espèces, multipliant ainsi les occasions pour la banque de prélever sa commission.
### Frais de retrait aux distributeurs automatiques hors réseau
Les retraits d’espèces à l’étranger constituent probablement le poste de frais le plus coûteux pour les voyageurs. Les banques françaises traditionnelles appliquent généralement une commission fixe de 2 à 5 euros par retrait, à laquelle s’ajoute un pourcentage du montant retiré, souvent compris entre 2% et 3%. Concrètement, un retrait de 100 euros peut vous coûter entre 4 et 8 euros de frais bancaires supplémentaires.
À ces frais s’ajoutent parfois des surcharges appliquées directement par le distributeur étranger, particulièrement dans les zones touristiques ou les aéroports. Certains ATM peuvent facturer jusqu’à 5 ou 6 euros supplémentaires par transaction. Le cumul de ces différents prélèvements peut transformer un simple retrait en opération extrêmement coûteuse. Il n’est pas rare de constater des frais totaux dépassant 10% du montant retiré dans les situations les plus défavorables.
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Surcharges de paiement par carte bancaire à l’international
Les paiements par carte à l’étranger semblent souvent anodins, car aucun frais n’apparaît directement sur le terminal au moment de régler. Pourtant, en arrière-plan, votre banque peut appliquer des commissions sur chaque paiement en devise étrangère, généralement comprises entre 1,5% et 3% du montant de l’achat. Sur un séjour où vous payez tout par carte (hôtels, restaurants, transports), ces petits pourcentages finissent par représenter plusieurs dizaines d’euros.
À ces frais bancaires à l’étranger s’ajoute parfois un mécanisme trompeur appelé conversion dynamique de devise (DCC). Le commerçant ou le terminal vous propose alors de payer dans votre devise (en euros) plutôt que dans la devise locale. Cela semble rassurant, mais le taux appliqué est souvent beaucoup moins avantageux que le taux réel du réseau Visa ou Mastercard. En acceptant cette option, vous combinez donc un taux de change défavorable et d’éventuelles commissions additionnelles, ce qui alourdit encore la facture.
Frais de virement SWIFT et SEPA vers l’étranger
Les virements internationaux constituent un autre poste important de frais, en particulier pour les expatriés, les étudiants à l’étranger ou les professionnels qui doivent régulièrement transférer des fonds. Dans la zone SEPA (Espace économique européen, Suisse, Royaume-Uni, etc.), les virements en euros sont en principe facturés au même tarif qu’un virement national. En pratique, cela signifie qu’un virement SEPA vers l’étranger est souvent gratuit ou très peu cher dans les banques en ligne, et faiblement facturé dans les banques traditionnelles.
En revanche, dès que l’on sort de la zone SEPA ou que l’on effectue un virement dans une autre devise, on bascule dans le monde des virements SWIFT. Ceux-ci cumulent plusieurs sources de frais : commission de votre banque émettrice, frais éventuels de la banque intermédiaire et commission de la banque réceptrice. Il n’est pas rare de payer entre 10 et 30 euros par virement, voire davantage pour certains pays ou certaines devises exotiques. De plus, le taux de change appliqué peut être moins avantageux que celui proposé par des solutions spécialisées comme Wise ou CurrencyFair, ce qui ajoute un coût « caché » supplémentaire.
Cartes bancaires internationales sans frais : comparatif des meilleures options
Maintenant que vous connaissez les principaux frais bancaires à l’étranger, la question devient évidente : comment les éviter concrètement ? La solution la plus efficace consiste à utiliser des cartes bancaires internationales sans frais, proposées par les néobanques et certaines banques en ligne. Elles appliquent généralement le taux de change interbancaire ou celui du réseau Visa/Mastercard sans surcoût, et suppriment ou réduisent fortement les commissions sur paiements et retraits à l’étranger.
Toutes ces offres n’ont toutefois pas les mêmes règles : certaines limitent les retraits gratuits à un certain plafond mensuel, d’autres appliquent des frais le week-end ou au-delà d’un volume de change donné. L’idéal est donc de comprendre le fonctionnement de chaque carte pour choisir celle qui s’adapte le mieux à votre profil : voyageur occasionnel, digital nomad, expatrié ou professionnel en déplacement régulier.
Revolut et ses comptes multi-devises avec taux interbancaires
Revolut fait partie des pionniers des comptes multi-devises pour particuliers. L’application permet de détenir plus de 30 devises sur un même compte et d’effectuer des paiements à l’étranger au taux interbancaire, souvent bien plus avantageux que celui de votre banque classique. Concrètement, lorsque vous payez en devise locale avec votre carte Revolut, l’application va débiter en priorité la devise que vous détenez déjà. Si vous possédez des dollars américains sur votre compte, votre paiement en USD ne génèrera ainsi quasiment aucun frais.
Avec l’offre Standard, gratuite, les paiements par carte sont sans frais dans la limite d’un plafond mensuel de change, puis légèrement majorés au-delà ou le week-end. Les retraits sont gratuits jusqu’à un certain montant (par exemple 200 euros ou l’équivalent) puis facturés à environ 2% au-delà. Revolut propose aussi des offres payantes (Plus, Premium, Metal) qui augmentent les plafonds, ajoutent des assurances voyage et parfois des services supplémentaires comme l’accès à des salons d’aéroport. Pour quelqu’un qui voyage souvent en dehors de la zone euro, ces offres peuvent être rentabilisées en quelques déplacements.
Wise (anciennement TransferWise) et sa carte de débit internationale
Wise s’est fait connaître pour ses virements internationaux à bas coût, mais sa carte de débit internationale est devenue un excellent outil pour éviter les frais bancaires à l’étranger. Le principe est proche de Revolut : vous ouvrez un compte multidevise, vous y détenez plus de 40 devises aux taux de change réels du marché, puis vous payez dans la devise locale lorsque vous êtes à l’étranger. Si la devise est déjà disponible sur votre solde Wise, le paiement n’engendre pas de frais supplémentaires.
Lorsque Wise doit convertir une devise, il applique le taux de change réel (mid-market) et facture une commission transparente, souvent inférieure à 1%. Les deux premiers retraits mensuels, dans la limite de 200 euros, sont gratuits, puis une petite commission fixe et un pourcentage (autour de 1,75%) s’appliquent. L’ouverture du compte est gratuite, et il n’y a pas de frais de tenue de compte, ce qui en fait une solution particulièrement intéressante pour les voyageurs réguliers, les freelances internationaux ou les expatriés qui souhaitent recevoir des paiements dans différentes devises.
N26 et bunq : néobanques européennes pour voyageurs
Parmi les néobanques européennes, N26 et Bunq se sont rapidement positionnées comme des alliées des voyageurs. Avec N26 Standard, vous disposez déjà d’un compte gratuit avec paiements par carte sans frais dans toutes les devises, ce qui est parfait pour un usage occasionnel à l’étranger. Les retraits en devises sont en revanche facturés (par exemple 1,7% du montant retiré), ce qui incite à privilégier les paiements par carte ou à limiter les retraits.
Les formules supérieures comme N26 You ou N26 Metal suppriment ces frais sur les retraits à l’étranger et intègrent des assurances voyage plus complètes. Bunq adopte une approche similaire avec des comptes multi-devises, des sous-comptes paramétrables et des options de gestion budgétaire avancées. Ces néobanques sont particulièrement adaptées si vous aimez gérer vos finances depuis votre smartphone, avec des notifications instantanées à chaque opération, le blocage/déblocage de carte en un clic et des paramétrages très fins des plafonds de paiement.
Boursorama banque et fortuneo : banques en ligne françaises avantageuses
Si vous préférez conserver une banque française avec IBAN FR pour vos prélèvements domestiques tout en réduisant vos frais bancaires à l’étranger, Boursorama Banque et Fortuneo offrent des compromis très compétitifs. Chez Boursorama, la carte Visa Ultim est gratuite sous conditions d’utilisation et permet de payer sans frais partout dans le monde, avec quelques retraits gratuits en devises chaque mois avant l’application d’une faible commission. C’est une carte particulièrement intéressante pour les séjours réguliers hors zone euro, sans abonnement élevé.
Fortuneo propose de son côté la carte Fosfo (sans condition de revenus) ou la Gold Mastercard, avec paiements et retraits gratuits à l’étranger dans certaines offres. L’avantage de ces banques en ligne est de combiner services classiques (crédit, épargne, chèques) et conditions avantageuses pour voyager. Pour beaucoup, une stratégie efficace consiste à garder sa banque traditionnelle pour certains services spécifiques tout en ouvrant un compte en ligne dédié à l’international, afin de regrouper tous les paiements et retraits à l’étranger sur une carte optimisée.
Optimiser les retraits d’espèces à l’étranger
Même avec les meilleures cartes bancaires internationales, il reste des situations où vous aurez besoin de liquide : marchés, petits restaurants, transports locaux, hébergements modestes… La manière dont vous organisez vos retraits peut faire une grande différence sur le montant final des frais bancaires à l’étranger que vous payerez. Il s’agit donc moins de supprimer tous les retraits que de les optimiser intelligemment.
En combinant une bonne carte, quelques réflexes simples et un peu de préparation, vous pouvez diviser vos frais de retrait par deux, voire plus. Voyons comment mettre en place une stratégie de retraits efficace, sans pour autant vous balader avec des sommes considérables en liquide.
Stratégie des retraits groupés pour minimiser les frais fixes
La plupart des banques facturent des frais fixes par retrait, auxquels s’ajoute parfois un pourcentage du montant retiré. Dans ce contexte, multiplier les petits retraits de 20 ou 30 euros est l’une des erreurs les plus coûteuses. Il est souvent plus rentable de retirer une somme un peu plus importante une fois, plutôt que plusieurs petites sommes réparties sur la semaine. Par exemple, deux retraits de 50 euros avec 3 euros de frais fixes coûtent déjà 6 euros, là où un seul retrait de 100 euros n’en générerait que 3.
Bien sûr, la sécurité reste prioritaire : il n’est pas question de conserver l’équivalent de plusieurs centaines d’euros sur soi dans un quartier peu sûr. Une bonne approche consiste à combiner retraits groupés raisonnables (par exemple 150 à 200 euros) et stockage sécurisé (coffre-fort de l’hôtel, ceinture de voyage, séparation de la somme entre deux personnes). Vous conservez ainsi une marge de sécurité tout en limitant significativement l’impact des frais fixes.
Éviter la conversion dynamique de devise (DCC) aux distributeurs
Les distributeurs automatiques touristiques proposent de plus en plus souvent une « assistance » sous la forme de la conversion dynamique de devise. L’écran vous invite à choisir entre être débité dans la devise locale (THB, USD, MXN…) ou directement en euros, avec un beau message du type « taux garanti » ou « pas de mauvaise surprise ». En réalité, c’est l’inverse : en acceptant cette conversion, vous laissez l’opérateur du distributeur fixer un taux souvent très défavorable, avec une marge cachée parfois supérieure à 5%.
La règle d’or pour éviter ces frais bancaires à l’étranger est simple : refusez toujours la conversion en euros proposée par le DAB et choisissez systématiquement le débit dans la devise locale. Le taux de change appliqué sera alors celui de Visa ou Mastercard, beaucoup plus proche du taux réel du marché, et vos éventuels frais se limiteront à ceux de votre banque ou de votre carte internationale. Si le distributeur ne permet pas de refuser la conversion, il est souvent plus sage d’annuler l’opération et d’en chercher un autre.
Identifier les réseaux ATM partenaires de votre banque
Certaines banques font partie de réseaux internationaux ou d’alliances qui permettent d’effectuer des retraits gratuits ou à frais réduits dans les distributeurs de banques partenaires à l’étranger. C’est par exemple le cas de certains groupes européens qui disposent de filiales en Amérique du Nord, en Asie ou en Océanie, ou qui ont passé des accords de « Global Alliance » pour réduire les coûts sur les DAB d’enseignes spécifiques.
Avant de partir, prenez quelques minutes pour consulter le site de votre banque ou contacter votre conseiller afin de connaître les éventuels partenariats existants dans votre pays de destination. Vous pouvez ensuite noter le nom des banques locales à privilégier. Sur place, privilégiez toujours les distributeurs intégrés à une banque classique plutôt que les ATM indépendants situés dans les zones très touristiques, qui appliquent plus souvent des surcharges additionnelles.
Solutions de paiement mobile et portefeuilles numériques transfrontaliers
En parallèle des cartes physiques, les solutions de paiement mobile se sont imposées comme des alliées de poids pour voyager sans multiplier les frais bancaires. En liant votre carte optimisée (Revolut, Wise, N26, Boursorama…) à un portefeuille numérique comme Google Pay ou Apple Pay, vous pouvez profiter du meilleur des deux mondes : frais réduits et sécurité accrue. De plus, certains services en ligne comme PayPal offrent des moyens pratiques de payer ou d’envoyer de l’argent à l’international, même s’ils ne sont pas toujours les moins chers.
Ces outils ne remplacent pas entièrement une carte bancaire internationale, mais ils la complètent. Ils peuvent par exemple vous permettre de limiter les risques en cas de vol de carte, de centraliser vos paiements en ligne ou de vous faire rembourser facilement entre amis pendant un road trip. Encore faut-il bien comprendre leurs frais et leurs limites pour éviter les mauvaises surprises.
Google pay et apple pay pour limiter les frais de transaction
Google Pay et Apple Pay ne fixent pas eux-mêmes les frais de paiement à l’étranger : ceux-ci dépendent de la carte que vous y avez associée. Autrement dit, si vous associez une carte classique avec beaucoup de frais bancaires à l’étranger, les paiements via votre smartphone ne seront pas magiquement moins chers. En revanche, si vous connectez une carte internationale sans frais (Revolut, Wise, N26, Boursorama Ultim…), vous bénéficiez de tous ses avantages tout en profitant du confort du paiement mobile.
Le principal intérêt de ces solutions réside dans la sécurité et la flexibilité. Votre numéro de carte réel n’est jamais transmis au commerçant, ce qui limite les risques de fraude. En cas de perte ou de vol physique de votre carte, vous pouvez continuer à payer avec votre téléphone, le temps de recevoir une nouvelle carte. C’est un filet de sécurité appréciable en voyage, surtout si vous avez tendance à tout gérer depuis votre mobile.
Paypal et ses alternatives pour les paiements internationaux
PayPal est largement utilisé pour les achats en ligne et les paiements entre particuliers, mais il ne s’agit pas toujours de la solution la plus économique pour les paiements internationaux. Les achats en devises peuvent entraîner des frais de conversion et un taux de change majoré, parfois moins avantageux que celui de votre banque ou d’une carte spécialisée. De plus, les transferts internationaux entre comptes PayPal, notamment lorsqu’ils impliquent une conversion de devise, sont soumis à des commissions non négligeables.
Des alternatives comme Wise, Payoneer ou Revolut Business pour les professionnels proposent souvent des conditions plus transparentes et des frais plus bas sur les transferts internationaux. Si vous êtes freelance, e-commerçant ou que vous travaillez avec des clients à l’étranger, il peut être judicieux de comparer ces services pour limiter les coûts. Dans tous les cas, avant de choisir un portefeuille numérique pour vos paiements internationaux, consultez attentivement la grille tarifaire et le détail des frais de change.
Cryptomonnaies stables comme option de paiement à l’étranger
Les cryptomonnaies stables (stablecoins) comme l’USDT ou l’USDC, indexées sur des monnaies fiat (souvent le dollar américain), apparaissent parfois comme une alternative pour limiter les frais bancaires à l’étranger. En théorie, elles permettent d’envoyer de l’argent rapidement à l’autre bout du monde, avec des frais de réseau parfois très faibles selon la blockchain utilisée. Dans la pratique, leur utilisation comme moyen de paiement direct reste encore limitée, même si certains commerces et plateformes en ligne commencent à les accepter.
Pour la majorité des voyageurs, les stablecoins restent surtout une solution de niche, plus adaptée aux profils très technophiles ou aux professionnels déjà familiarisés avec les crypto-actifs. Il faut en effet prendre en compte les frais d’achat et de revente (sur les plateformes d’échange), la volatilité éventuelle de certains stablecoins, ainsi que les enjeux de sécurité (gestion des clés privées, risques de piratage). Pour la plupart des personnes, une carte bancaire internationale sans frais reste aujourd’hui plus simple, plus sûre et suffisamment économique.
Négociation et configuration de votre compte bancaire traditionnel
Si vous ne souhaitez pas changer de banque ou ouvrir un compte supplémentaire, vous pouvez déjà optimiser votre compte bancaire traditionnel avant de partir. La première étape consiste à bien connaître la grille tarifaire de votre établissement : frais de retrait hors zone euro, commissions de paiement, frais de virement international, marges sur le taux de change, etc. Cette transparence vous permettra de cibler les points à négocier ou à contourner.
Dans de nombreux cas, il est possible de demander à votre conseiller une option internationale temporaire, qui réduit ou supprime certains frais pendant un mois ou un trimestre. Ce type de forfait est particulièrement utile pour un grand voyage annuel, un stage à l’étranger ou un séjour linguistique. Veillez toutefois à bien vérifier les conditions (nombre de paiements ou retraits inclus, pays couverts, durée) et à désactiver l’option dès votre retour pour éviter de payer une cotisation inutilement.
Ensuite, pensez à ajuster les paramètres de sécurité et de confort de votre compte : augmentation temporaire des plafonds de paiement et de retrait, mise à jour de votre numéro de téléphone pour l’authentification forte, vérification des alertes SMS ou e-mail. Informer votre banque de vos dates et pays de voyage limite aussi les risques de blocage de carte pour suspicion de fraude. En résumé, même sans changer d’établissement, une bonne préparation peut déjà vous faire économiser une partie des frais bancaires à l’étranger et éviter bien des déconvenues.
Stratégies avancées pour professionnels et expatriés
Pour les expatriés, les travailleurs frontaliers, les freelances internationaux ou les dirigeants de petites entreprises, les frais bancaires à l’étranger ne sont plus seulement un irritant ponctuel : ils deviennent une ligne de coût récurrente qui peut peser lourdement sur la rentabilité. Dans ce contexte, il est intéressant d’aller au-delà des simples cartes grand public pour envisager des stratégies plus avancées, combinant comptes multi-devises, banques locales et solutions de paiement spécialisées.
Une approche courante consiste à ouvrir un compte bancaire local dans le pays de résidence ou de travail, afin de recevoir les revenus dans la devise locale et de limiter les conversions inutiles. Ce compte peut être complété par un compte multi-devises chez Wise, Revolut ou une banque en ligne, utilisé pour optimiser les transferts entre pays et devises au meilleur taux. De cette façon, vous réduisez les frais sur les virements internationaux, tout en bénéficiant d’une grande flexibilité pour vos paiements professionnels et personnels.
Les freelances et entrepreneurs qui facturent des clients étrangers peuvent également tirer parti des comptes professionnels proposés par certaines néobanques et fintechs. Ces comptes permettent souvent de générer des coordonnées bancaires locales (IBAN européen, compte américain, britannique, etc.), ce qui rassure les clients et réduit les frais côté émetteur. En optimisant à la fois la structure de vos comptes et le choix de vos moyens de paiement, vous pouvez économiser plusieurs centaines d’euros par an, tout en simplifiant votre gestion comptable.
Enfin, n’oubliez pas l’aspect fiscal et réglementaire : certains pays imposent des règles spécifiques sur les mouvements de capitaux ou les déclarations de comptes à l’étranger. Avant de multiplier les comptes et les solutions, prenez le temps de vérifier vos obligations déclaratives et, si nécessaire, de demander conseil à un professionnel. Une stratégie bien pensée vous permettra non seulement d’éviter les frais bancaires à l’étranger, mais aussi de sécuriser votre situation sur le long terme.